Journal de bord

[SOSNeeds] Yohann, membre de notre équipe de marins-sauveteur.euse.s

Sauver des vies en mer nécessite des professionnel.le.s. Yohann est membre de notre équipe de marin-sauveteur.euse.s et son engagement date d’il y a quatre ans.

Il est toujours présent, pour répondre à chaque cri de détresse en mer.

“Je ne peux pas imaginer exercer cette activité pendant des années, mais je continuerai de le faire tant que je sentirai que mes compétences sont utiles ici ».

Yohann est né en 1980 à Paris et vit actuellement en Bretagne. Ce quarantenaire a fait ses études dans la marine marchande française et a obtenu ses certificats de chef mécanicien et de capitaine il y a dix ans. Avant de rejoindre SOS MEDITERRANEE en 2016, il a travaillé sur des porte-conteneurs et à bord de navires de recherche tels que le Marion Dufresne, La Curieuse ou encore le Tara, effectuant des recherches océanographiques et des actions de sensibilisation sur le changement climatique.

En 2016, Yohann a décidé de rejoindre SOS MEDITERRANEE, après avoir entendu parler du drame qui se jouait en Méditerranée centrale dans les médias et des missions de sauvetage de l’Aquarius. Il a alors coordonné et participé à de multiples missions de recherche et de sauvetage à bord de l’Aquarius puis de l’Ocean Viking.

« Les politiques européennes mises en place en Méditerranée centrale sont profondément préoccupantes. La différence entre 2016/2017, lorsque j’ai rejoint SOS MEDITERRANEE, et maintenant est frappante. Il me semble que la raison de cette évolution n’a rien à voir avec une diminution du nombre de personnes désireuses de fuir ce que tous les survivant.e.s avec lesquel.le.s nous parlons décrivent comme « l’enfer de la Libye ». La façon dont les frontières maritimes sont désormais contrôlées, avec des garde-côtes libyens financés et soutenus par les pays européens pour intercepter et renvoyer de force les survivant.e.s dans des lieux non-sûrs en Libye, est une approche erronée. Je ne peux pas imaginer exercer cette activité pendant des années, comme une carrière. L’idée que des citoyen.ne.s sauvant des vies en mer puissent devenir un travail institutionnalisé serait très triste. Mais je continuerai de le faire tant que je sentirai que mes compétences sont utiles ici ».

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